Marie Geoffrin – Encyclopédie

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MARIE Thérèse Rodet GEOFFRIN (1699-1777), une Française qui a joué une partie intéressante de la vie littéraire et artistique française, est née à Paris en 1699. Elle épouse, le 9 juillet 1713, Pierre François Geoffrin, riche fabricant et lieutenant-colonel de la Garde Nationale, décédé en 1750. Ce n’est qu’à l’âge de près de cinquante ans que l’on commence à entendre parler d’elle comme d’une puissance dans la société parisienne. Elle avait beaucoup appris de Mme de Tencin, et vers 1748 commença à rassembler autour d’elle un cercle littéraire et artistique. Elle avait chaque semaine deux dîners, le lundi pour les artistes, et le mercredi pour ses amis les encyclopédistes et autres hommes de lettres. Elle a reçu de nombreux étrangers de distinction, Hume et Horace Walpole entre autres. Walpole passa beaucoup de temps dans sa société avant d’être finalement attaché à Mme du Deffand, et parle d’elle dans ses lettres comme d’un modèle de bon sens. Elle était en effet un peu un petit tyran dans son entourage. Elle avait adopté la pose d’une vieille femme plus tôt que nécessaire, et sa coquetterie, si l’on peut l’appeler ainsi, prenait la forme d’une mère et d’un mentor pour ses invités, dont beaucoup étaient redevables à sa générosité d’une aide substantielle. Bien que son but semble avoir été d’avoir l’Encyclopédique dans la conversation et l’action autour d’elle, elle était extrêmement mécontente de l’un de ses amis qui étaient si téméraires qu’ils encouraient une honte ouverte. Marmontel perdit sa faveur après la censure officielle de Bélisaire, et ses opinions avancées ne l’empêchèrent pas d’observer les formes de la religion. Parisienne dévouée, Mme Geoffrin quittait rarement la ville, si bien que son voyage en Pologne en 1766 pour rendre visite au roi, Stanislas Poniatowski, qu’elle avait connu à ses débuts à Paris, fut un grand événement dans sa vie. Ses expériences ont suscité une reconnaissance sensible d’être née “Française” et “particulière”.” Dans sa dernière maladie, sa fille, Thérèse, marquise de la Ferte Imbault, a exclu les vieux amis de sa mère pour qu’elle meure en bonne chrétienne, une procédure décrite avec humour par la vieille dame : ” Ma fille est comme Godefroid de Bouillon, elle a voulu défendre mon tombeau contre les infidèles.” Mme Geoffrin est décédée à Paris le 6 octobre 1777.

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